Les banques centrales stockent discrètement de l’or

Publié le 8 décembre 2014 dans la catégorie Actualités

Il fut un temps où l’or était utilisé comme monnaie dans la société. En se référant à la situation actuelle, il faut dire que cet usage n’a pas perdu son ampleur confirme l’ex-directeur de la Réserve Fédérale Américaine, Alan Greenspan lors de son passage au Council On Foreign Relations à New-York : « L’or est une monnaie. Et c’est toujours, jusqu’à preuve du contraire, une monnaie de premier choix. Aucune autre monnaie fiat, y compris le dollar, ne peut lui rivaliser ».

Le marché de l’or est particulièrement ordonné selon certains articles de presse. Une recherche académique a démontré qu’au moins 50% du temps, le fixing du prix de l’or à Londres est manipulé par cinq grandes banques, à savoir, Deutsche Bank, HSBC, Barclays, Société Générale et Bank of Scotia Nova. Bien que ces éléments semblent déterminants, ils servent en grande partie de décor pour couvrir ce qui se passe réellement auprès des Etats et de leurs banques centrales.

La Chine, le deuxième pays le mieux fourni en métal jaune

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Depuis plusieurs années, la Banque centrale Chinoise achète massivement de l’or. Les chiffres officiels souvent évoqués sont aléatoires. Ainsi, ceux qui suivent les marchés mondiaux sont singulièrement sous-estimés, car les chiffres officieux estiment que les Chinois disposeraient de plus de 3000 tonnes d’or dans leurs coffres. A part le fait d’être le premier consommateur mondial de métal jaune, la Chine serait le pays le mieux fourni après les Etats-Unis.

Consolider les stocks en cas de crise

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Ces achats d’or ne concernent pas uniquement la Chine, le stock Russe continue également de grimper avec des achats réguliers et conséquents de métal jaune. De leur côté, les Pays-Bas ont réussi à récupérer discrètement plus de 120 tonnes de leur métal qui était stocké dans les locaux de 33 Liberty Street à Manhattan. En guise d’explication, la banque néerlandaise avance que cette opération consiste à : « consolider la confiance du public dans la capacité de la Banque centrale à gérer les crises ».